Le datacenter que vous ne voyez pas vous coûte environnementalement cher
Quand votre organisation souscrit à une solution de sauvegarde cloud, ses données sont dupliquées dans au moins deux datacenters allumés 24 heures sur 24. Ce que vous ne voyez pas sur votre facture, c’est l’empreinte environnementale de cette infrastructure.
En France, les datacenters représentent désormais 46 % de l’empreinte carbone numérique nationale, selon la réévaluation de l’ADEME publiée en novembre 2024. Cette proportion a presque triplé en deux ans, en partie parce que 53 % des usages numériques français sont hébergés à l’étranger. L’empreinte carbone totale du numérique atteint aujourd’hui 4,4 % de l’empreinte nationale, et cette hausse devrait se poursuivre, notamment sous l’effet de l’IA générative.
La tendance est structurelle. Les organisations qui externalisent leurs sauvegardes dans le cloud contribuent directement à cette croissance, souvent sans le savoir et sans alternative connue. DATIS est cette alternative.
Qu’est-ce que DATIS ? Une solution de sauvegarde distribuée P2P, sans datacenter
DATIS est le dépôt de stockage de sauvegarde distribué développé par INSPEERE SAS (Poitiers), co-développé avec le CNRS, labellisé France Cybersécurité. Il s’agit d’une destination de stockage vers laquelle les logiciels de sauvegarde tiers (Veeam, Nakivo, Commvault, etc.) écrivent les données, sans dépendre d’un datacenter centralisé.
Comment cela fonctionne concrètement
La DatisBox s’installe directement dans le réseau Intranet de l’organisation cliente. Les données à sauvegarder sont compressées, chiffrées, puis fragmentées en tranches (32 tranches de données + 16 de redondance) avant d’être distribuées entre les équipements des organisations membres du réseau P2P INSPEERE, grâce à la technologie propriétaire SAVVY. Le système de fichiers ZFS assure des flux incrémentaux, sans redondance superflue. Aucun datacenter dédié n’est nécessaire.
Ce que cela change pour l’environnement : aucun serveur supplémentaire n’est allumé en permanence pour vos données. L’infrastructure existe déjà. DATIS l’utilise. Il ne la crée pas.
L’ACV DATIS : les chiffres, les hypothèses, les limites
En 2021, INSPEERE a participé à la phase pilote du projet NégaOctet, premier référentiel mondial d’évaluation des impacts environnementaux des services numériques, lauréat de l’appel à projets ADEME Perfecto 2018, porté par APL Datacenter, LCIE Bureau Veritas, DDemain et GreenIT.fr. Les données de ce référentiel ont depuis été intégrées à la Base Empreinte de l’ADEME, référence officielle française pour l’affichage environnemental des produits.
Une ACV simplifiée de DATIS a été réalisée par APL Datacenter et son groupement, selon la méthodologie ISO 14040/14044. L’unité fonctionnelle : sauvegarder 14 To de données pendant 5 ans, comparée à une solution cloud équivalente.
Résultats par téraoctet sauvegardé
| Indicateur | DATIS | Cloud (PUE 1,8) | Différence |
|---|---|---|---|
| Changement climatique | 23,9 kg CO2 éq. | 29 kg CO2 éq. | Cloud : +17,7 % |
| Épuisement des ressources | 1,27×10⁻³ kg Sb éq. | 2,09×10⁻³ kg Sb éq. | Cloud : +39,3 % |
| Énergie primaire | 390 MJ | 468 MJ | Cloud : +16,6 % |
Source : « Analyse du cycle de vie simplifiée de la solution DATIS », APL Datacenter / LCIE Bureau Veritas / DDemain, projet NégaOctet, 04/11/2021.
Pour rendre ces chiffres concrets : sauvegarder un téraoctet avec DATIS équivaut à parcourir 199 km en voiture. Avec une solution cloud standard : 242 km. Sur l’épuisement des ressources minérales, DATIS mobilise l’équivalent de 35,2 mg d’or contre 59 mg pour le cloud.
Pourquoi cet écart est-il robuste, quel que soit le PUE du datacenter ?
L’analyse de sensibilité montre que faire varier le PUE du datacenter concurrent entre 1,11 (très efficace) et 1,8 (standard marché) ne modifie pas significativement l’écart. La raison est structurelle : dans une solution cloud, les données sont répliquées dans au moins deux datacenters, ce qui double la consommation d’équipements physiques. C’est ce surcoût de fabrication, pas la consommation électrique, qui creuse l’écart. L’étude ADEME-Arcep le confirme : la phase de fabrication des serveurs est la principale source d’impact environnemental des datacenters.
Les limites de cette étude — parce que la transparence est non négociable
Cette analyse a été conduite selon une approche ACV simplifiée. Elle n’a pas fait l’objet d’une revue critique tierce indépendante. Les résultats sont valables pour le profil d’usage retenu (TPE/PME avec 5 postes, première sauvegarde de 250 Go, incréments quotidiens de 5 Go sur 5 ans) et pourraient varier selon les contextes. Nous publions ces données avec leurs limites parce que la crédibilité d’un engagement environnemental commence par la transparence sur ce qu’on sait et ce qu’on ne sait pas encore.
Ce que DATIS change pour votre politique RSE et vos obligations de reporting
Les organisations publiques et privées font face à une pression croissante pour documenter l’empreinte environnementale de leur système d’information. Choisir DATIS, c’est pouvoir s’appuyer sur une analyse du cycle de vie réalisée dans le cadre du référentiel NégaOctet, intégré à la Base Empreinte de l’ADEME. Vous disposez de chiffres, de sources, d’une méthodologie normalisée (ISO 14040/14044). Ce n’est pas une promesse : c’est un document que vous pouvez produire.
Pour les collectivités territoriales soumises aux obligations de la loi REEN (Loi relative à la réduction de l’empreinte environnementale du numérique), DATIS constitue un levier directement argumentable dans vos démarches de numérique écoresponsable.
DATIS est-il plus écoresponsable qu’une solution cloud ?
Oui, selon une analyse du cycle de vie réalisée dans le cadre du projet NégaOctet (ADEME Perfecto 2018). Par téraoctet sauvegardé, DATIS génère 17,7 % d’émissions de CO2 en moins, consomme 16,6 % d’énergie primaire en moins et provoque 39,3 % d’épuisement des ressources abiotiques en moins qu’une solution cloud standard (PUE 1,8). Cet avantage est structurel : DATIS n’alimente pas de serveurs dédiés en fonctionnement continu.
DATIS nécessite-t-il l’installation d’un datacenter ?
Non. DATIS est installée directement dans le réseau Intranet de l’organisation cliente. Les données sont distribuées entre les équipements des membres du réseau P2P INSPEERE. Aucun datacenter dédié n’est créé ni loué.
DATIS est-il compatible avec mon logiciel de sauvegarde actuel ?
DATIS est un dépôt de stockage de destination, compatible avec les principaux logiciels de sauvegarde du marché : Veeam, NetBackup, Commvault et d’autres solutions conformes aux protocoles standards. Il ne remplace pas votre logiciel de sauvegarde, il en est la destination souveraine.
Quels sont les labels et certifications d’INSPEERE ?
INSPEERE est titulaire du label France Cybersécurité. La solution DATIS a été co-développée avec le CNRS et a participé à la phase pilote du projet NégaOctet, référentiel d’évaluation des impacts environnementaux des services numériques reconnu par l’ADEME. INSPEERE est membre fondateur de Campus Cyber Nouvelle-Aquitaine et du pôle ENTER.
L’impact réseau de la distribution P2P est-il significatif ?
Non. Selon les mesures réalisées par APL DATACENTER et retenues dans l’ACV, le surcoût réseau lié à la distribution P2P représente moins de 1 % des impacts environnementaux totaux. Il est classé comme négligeable dans l’étude.
Passez à une sauvegarde sobre, souveraine et mesurée
DATIS est la seule solution de sauvegarde dont l’empreinte environnementale a été mesurée selon le référentiel NégaOctet de l’ADEME, avec des résultats quantifiés par indicateur. Vous n’avez pas à choisir entre protection des données et responsabilité environnementale.
Sources : « Analyse du cycle de vie simplifiée de la solution DATIS », APL Datacenter / LCIE Bureau Veritas / DDemain, projet NégaOctet, 04/11/2021. ADEME, « Data centers : la face pas si cachée du numérique », janvier 2025. ADEME / ecoresponsable.numerique.gouv.fr, novembre 2024. NégaOctet, lauréat ADEME Perfecto 2018. ADEME / Arcep, étude sur l’empreinte environnementale du numérique en France, 2022.





