Remplacer la bande LTO : garder l’air gap, perdre les contraintes

La bande LTO a longtemps été la copie de sécurité par excellence : hors ligne par nature, économique au téraoctet, éprouvée depuis des décennies. Si vous lisez cette page, c’est probablement que le renouvellement d’un lecteur ou d’une robotique approche, que les restaurations prennent trop de temps, ou que la rotation des cartouches repose sur une procédure humaine dont personne ne veut plus être responsable. La question n’est pas de savoir si la bande a démérité, mais si elle reste le bon outil pour la sauvegarde et la reprise d’activité.

Ce que la bande fait bien

Soyons factuels : une cartouche sortie du lecteur et stockée dans une armoire est physiquement hors ligne, donc hors d’atteinte d’un ransomware. Le coût du média au téraoctet reste faible, et la durée de vie des cartouches est longue. C’est pour ces raisons que la bande a survécu à toutes les annonces de sa disparition.

Là où la bande coince pour la sauvegarde

01
Le temps de restauration
Localiser la cartouche, la monter, parcourir le média séquentiellement : tester ses restaurations devient si lourd que beaucoup ne testent presque jamais. Or une sauvegarde non testée est une hypothèse, pas une protection.
02
Le facteur humain
Sortir, faire tourner, transporter, inventorier : l’air gap n’existe que si la procédure est appliquée sans faille, tous les jours, y compris en août. La cartouche restée montée au moment de l’attaque est en ligne et vulnérable.
03
Le cycle matériel
Lecteurs et robotiques vieillissent, la compatibilité entre générations de cartouches est limitée, et chaque renouvellement vous réengage pour des années sur la même architecture.

Garder les bénéfices de la bande, sans la procédure

DATIS est un coffre de sauvegarde distribué : la cible de stockage sur laquelle votre logiciel de sauvegarde écrit, via S3, SMB ou NFS. Il conserve ce qui vous a fait choisir la bande, et automatise ce qu’elle vous impose.

  L’isolation
Un air gap logique permanent et une immuabilité assurée par le stockage lui-même : snapshots ZFS non modifiables, protégés contre la suppression, sans dépendre d’une manipulation quotidienne.
  L’externalisation
Chaque fichier est compressé, chiffré en AES-256, fragmenté puis réparti automatiquement entre plusieurs appliances distantes : le transport physique de cartouches devient une externalisation continue sans tiers de confiance.

À la restauration, la logique s’inverse par rapport à la bande : la reconstruction est parallèle, multi-nœuds, et exploite jusqu’à 90 % de la bande passante disponible à destination, sans frais de sortie. Les tests de restauration redeviennent une opération de routine, pas un projet.

Et pour l’archivage long terme ?

Distinguons les usages. Pour l’archivage patrimonial ou réglementaire à très longue durée, sur des données froides que l’on ne restaure presque jamais, la bande peut rester un choix rationnel. DATIS remplace la bande là où elle est devenue un handicap : la sauvegarde opérationnelle et la reprise d’activité, c’est-à-dire les données qu’il faut pouvoir restaurer vite, testées régulièrement, à l’abri d’un ransomware. Les deux approches peuvent cohabiter le temps d’épuiser la valeur du parc existant.

Migrer sans rupture

Le remplacement ne se fait pas en un week-end, et il n’a pas besoin de l’être. Votre logiciel de sauvegarde (Veeam, Commvault, NetBackup, Atempo Tina, Nakivo et autres) écrit vers DATIS comme cible réseau pendant que la bande assure la rétention existante jusqu’à son terme. Vous conservez vos cartouches pour la durée de rétention légale, sans nouvelle écriture, et le parc s’éteint de lui-même. Côté budget, la tarification DATIS s’adapte en CAPEX, mensualisation ou abonnement, ce qui remplace le cycle d’investissement lecteurs et robotique.

Questions fréquentes

La bande n’est-elle pas le seul vrai air gap ?

Une cartouche dans une armoire est hors ligne, c’est vrai. Mais cet air gap dépend d’une procédure humaine, et la cartouche montée dans le lecteur au moment de l’attaque est en ligne. DATIS fournit un air gap logique permanent, doublé d’une immuabilité au niveau du système de fichiers : la protection ne dépend d’aucune manipulation.

Que deviennent nos bandes existantes ?

Vous les conservez jusqu’à expiration de leur durée de rétention, sans nouvelle écriture. Aucune migration forcée des historiques n’est nécessaire : DATIS prend le relais sur les nouvelles sauvegardes.

Faut-il changer de logiciel de sauvegarde ?

Non. DATIS n’est ni un logiciel de sauvegarde ni un orchestrateur, c’est la cible de stockage. Vos jobs existants pointent vers l’appliance comme vers n’importe quelle cible S3, SMB ou NFS.

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